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Décaissement à la retraite

L'ordre des retraits change combien il vous en reste.

Pendant trente ans, on vous a dit d'épargner. Personne ne vous a expliqué comment reprendre l'argent. Pourtant, deux personnes avec exactement le même capital peuvent finir avec des revenus nets très différents, et la seule différence est l'ordre dans lequel elles ont pigé dans leurs comptes.

Le changement de phase

Accumuler et décaisser, ce ne sont pas les mêmes réflexes.

Pendant l'accumulation, une seule question compte : combien j'épargne. Au décaissement, il y en a quatre : dans quel compte je pige, dans quel ordre, à quel moment, et combien à la fois. C'est un exercice complètement différent, et c'est celui pour lequel presque personne n'a de plan.

55 %

des Canadiennes et des Canadiens n'avaient pas de plan de retraite formel en 2025.

Institut canadien des actuaires, 2025
Le jour même

C'est souvent le moment où la question se pose pour la première fois : le dernier jour de travail. Les meilleures décisions, elles, se prenaient trois ans plus tôt.

Ce que je constate en pratique
2 à 3 ans

C'est l'avance qu'il faut prendre pour bâtir une vraie stratégie de décaissement, plutôt que de la subir.

Le délai que je recommande

Le cœur du sujet

Le même capital, trois ordres de retrait, trois résultats.

Je ne vais pas vous noyer dans les détails techniques, ce n'est pas le but de cette page. Retenez une seule chose : l'ordre dans lequel vous videz vos comptes n'est pas neutre. Voici les trois façons de s'y prendre, et ce que chacune produit.

Ce que la plupart des gens font

On commence par ce qui n'est pas imposé.

Le CELI d'abord, parce que ça ne coûte rien en impôt. Ensuite les placements non enregistrés. Et le REER en dernier, parce qu'on veut le protéger le plus longtemps possible. C'est intuitif, et ce n'est pas absurde, mais ça laisse souvent le plus gros problème pour la fin.

  • Les premières années, le revenu imposable est très bas
  • Puis, à 71 ans, le REER devient obligatoirement un FERR et les retraits minimums commencent
  • Le revenu imposable bondit d'un coup, au pire moment
  • C'est souvent là que la récupération de la PSV se déclenche

Le risque

Le mur de 71 ans

Un REER intact à 71 ans devient un revenu imposable forcé, année après année, que vous en ayez besoin ou non.

L'autre extrême

On vide le REER en premier.

L'idée est de profiter des années où le revenu est bas (juste après avoir arrêté de travailler, avant que le RRQ et la PSV commencent) pour sortir du REER à petit taux d'imposition. Ça allège le fardeau fiscal des années suivantes et ça réduit ce que la succession devra payer.

  • Chaque dollar sorti tôt à faible taux est un dollar qui ne sera pas imposé plus fort plus tard
  • Ça permet aussi de reporter le RRQ et la PSV, donc de les recevoir plus élevés
  • Mais poussé trop loin, ça épuise le compte qui croissait à l'abri de l'impôt
  • Et un gros retrait dans une seule année vous fait grimper de palier

Le risque

Trop, trop vite

Sortir 60 000 $ d'un coup n'est pas la même chose que sortir 20 000 $ pendant trois ans. C'est le même montant, mais pas la même facture.

Ce qu'on fait en pratique

On ne choisit pas un compte : on lisse le revenu.

La vraie stratégie ne consiste jamais à vider un compte avant de toucher au suivant. Elle consiste à décider, chaque année, combien sortir de chaque endroit pour que votre revenu imposable reste dans la bonne fourchette : assez haut pour vivre, assez bas pour ne pas déclencher les récupérations.

  • On commence à convertir une partie du REER en FERR avant 71 ans, graduellement
  • On utilise le CELI comme soupape : il finance les dépenses ponctuelles sans toucher au revenu imposable
  • On fractionne les revenus de pension avec le conjoint dès que c'est permis
  • On garde un œil sur les seuils de la PSV et du Supplément de revenu garanti

L'objectif

Un revenu lisse

Le même revenu net, avec moins d'impôt payé au total, et un capital qui dure plus longtemps. C'est tout ce qu'on cherche.

Cliquez sur chacun. Aucun des trois n'est bon ou mauvais dans l'absolu : ce qui décide, c'est votre situation, et c'est exactement ce qu'on regarde ensemble.

Ce qui décide de l'ordre

Six leviers, et aucun ne fonctionne seul.

Le fil conducteur

Garder votre revenu imposable là où vous le voulez, chaque année.

Tous les leviers ci-contre servent la même chose : contrôler le montant qui apparaît sur votre déclaration de revenus, année après année. Un revenu trop bas gaspille des paliers d'imposition peu coûteux. Un revenu trop haut déclenche des récupérations.

C'est un exercice qui se refait chaque année, pas une décision qu'on prend une fois pour toutes.

01

Le fractionnement avec le conjoint

À partir de 65 ans, les retraits de FERR et de FRV peuvent être partagés à moitié avec votre conjoint. La rente d'un fonds de pension l'est à tout âge. Deux revenus moyens coûtent moins cher qu'un gros revenu et un petit.

02

La récupération de la Sécurité de la vieillesse

Au-delà d'un certain revenu net, l'État reprend 15 cents par dollar de votre PSV, jusqu'à la faire disparaître complètement. Un gros retrait mal placé peut vous coûter beaucoup plus que le taux d'impôt affiché.

03

Le moment où vous demandez vos rentes

Reporter le RRQ et la PSV les augmente pour la vie. Mais il faut alors vivre de vos placements entre-temps. Les deux décisions sont liées et se prennent ensemble, jamais séparément.

04

L'échéance obligatoire de 71 ans

Votre REER doit devenir un FERR, une rente, ou être encaissé au plus tard le 31 décembre de l'année de vos 71 ans. Ce n'est pas une option. Et sur les trois choix, l'encaissement complet est presque toujours le mauvais : tout le montant s'ajoute à votre revenu de l'année, d'un seul coup.

05

Le CELI, votre seule soupape

C'est le seul compte dont les retraits n'apparaissent nulle part sur votre déclaration. Il ne réduit ni la PSV ni le Supplément de revenu garanti. C'est ce qui en fait l'outil idéal pour les dépenses ponctuelles : le voyage, la toiture, l'auto.

06

Ce qu'il restera après vous

C'est le levier qu'on oublie le plus souvent, et c'est parfois le plus important. Au décès, le solde du REER ou du FERR s'ajoute au revenu de la dernière déclaration, sauf s'il va au conjoint. Pour beaucoup de familles, c'est la plus grosse facture d'impôt d'une vie, encaissée d'un coup. Décaisser un peu plus tôt, un peu plus vite, à un taux modéré, peut coûter moins cher au total que de tout laisser au FERR. Ça dépend de votre âge, de votre santé, de vos autres revenus et de ce que vous souhaitez laisser, et ça se calcule. Voir la page sur vos placements au décès

Vos instruments

Ce dans quoi votre épargne se transforme.

Au moment de décaisser, vos comptes changent de nature. Le REER devient un FERR ou une rente. Le CRI devient un FRV ou une rente. Chaque instrument a ses propres règles de retrait, et c'est ce tableau qui explique pourquoi l'ordre n'est pas entièrement libre.

FERR FRV (Québec) Rente viagère Rente certaine Non enregistré
D'où vient l'argent REER CRI, fonds de pension Presque tout REER, non enregistré Vos placements libres
Vous choisissez les placements Oui Oui Non Non Oui
Retrait minimum obligatoire Oui Oui s. o. s. o. Non
Retrait maximum imposé Non Plus à partir de 55 ans s. o. s. o. Non
Revenu indexable Oui Oui Oui Oui Oui
Ce qui reste au décès Le solde Le solde Selon la garantie choisie Le résidu Le solde
Imposition des versements Retraits pleinement imposables Retraits pleinement imposables Prestations pleinement imposables Prestations pleinement imposables Selon le type de revenu

Tableau adapté de Instruments de décaissement d'iA Groupe financier, simplifié pour l'essentiel. Les colonnes « rente » supposent ici que l'argent vient d'un régime enregistré. Le FRV sous juridiction fédérale suit des règles légèrement différentes de celui du Québec. S'il vient d'un employeur à charte fédérale (banque, transport interprovincial, télécommunications), on vérifie ce point en premier. Pour un placement non enregistré, l'imposition dépend du type de revenu généré : intérêts, dividendes ou gain en capital. Et le CELI, lui, n'apparaît pas dans ce tableau parce qu'il n'a aucune règle : ni minimum, ni maximum, ni impôt. Les rentes achetées avec de l'argent non enregistré obéissent à une logique fiscale à part; on y revient juste après les options de rente.

L'option la plus tranquille

Les rentes : un revenu garanti, sans rien à gérer.

Une rente, c'est un échange simple : vous remettez une somme à l'assureur, et il s'engage par contrat à vous verser un revenu, soit jusqu'à votre décès, soit pendant une période déterminée. Plus aucune décision de placement à prendre, plus de marchés à surveiller. C'est la solution pour les gens qui veulent profiter de leur retraite sans se soucier de la conjoncture économique. Le quatrième onglet, le FERR fixe, fonctionne sur le même principe de versements connus d'avance, à partir de vos comptes enregistrés.

Le revenu à vie

Elle vous verse un revenu jusqu'à votre décès.

Peu importe combien de temps vous vivez, peu importe ce que font les marchés, le montant tombe. C'est la seule solution qui règle complètement le risque de survivre à son argent, celui d'épuiser son capital de son vivant.

  • Le montant dépend surtout de votre âge au moment de l'achat
  • Elle peut être réversible : votre conjoint continue de la recevoir après votre décès
  • Elle peut être garantie pour un nombre minimum d'années, ou avec remboursement du capital
  • Une fois souscrite, elle ne peut plus être modifiée : c'est une décision définitive

Ce qu'elle règle

La longévité

C'est le seul instrument qui garantit que vous ne manquerez pas d'argent, quel que soit votre âge au décès.

Pour une période précise

Elle vous verse un revenu pendant un nombre d'années choisi.

Cinq ans, dix ans, quinze ans : vous décidez. C'est utile pour couvrir une période bien définie : les années entre l'arrêt de travail et le début du RRQ, par exemple, ou le temps qu'un autre revenu prenne le relais.

  • Terme minimum de 5 ans, très flexible au-delà
  • Si les sommes viennent d'un REER, le terme doit vous couvrir jusqu'à 90 ans
  • En cas de décès, la rente continue d'être versée à votre conjoint
  • Elle ne garantit rien au-delà du terme choisi : après, il faut autre chose

Ce qu'elle règle

Un pont

Elle finance une période identifiée, avec un montant connu d'avance, sans toucher au reste du portefeuille.

Peu connue

Si votre santé réduit votre espérance de vie, elle paie plus.

C'est la seule situation en assurance où un problème de santé joue en votre faveur. Comme le montant d'une rente viagère se calcule à partir de l'espérance de vie, une espérance réduite donne droit à des versements plus élevés, entre 2 % et 16 % de plus selon le dossier.

  • Offerte aux personnes dont l'état de santé ou le statut de fumeur réduit l'espérance de vie
  • Elle demande une attestation médicale et s'étudie cas par cas
  • Disponible avec les mêmes options : réversible, période garantie, remboursement du capital
  • Si votre santé vous inquiète, c'est une question à poser, parce que beaucoup de gens ne savent pas que ça existe

L'écart possible

2 à 16 %

de versements en plus par rapport à une rente régulière, pour le même capital de départ.

Ni tout à fait une rente, ni tout à fait un FERR

Des versements identiques, sur une période que vous choisissez.

On prend le solde de votre REER ou de votre FERR, une période, et on calcule un versement fixe qui épuise exactement le fonds à la fin. Ça ressemble beaucoup à une rente certaine, sauf que l'argent vient de vos comptes enregistrés.

  • Période d'au moins 5 ans, jusqu'à un maximum de 90 ans
  • Il vous évite la règle qui oblige normalement à acheter une rente à 90 ans
  • En cas de décès avant la fin, les versements continuent d'être versés à votre conjoint
  • Comme une rente, il n'est pas rachetable : une fois établi, on n'y touche plus

Ce qu'il règle

La prévisibilité

Vous savez exactement combien vous recevez chaque mois, et exactement quand ça s'arrête. Ni plus, ni moins.

Cliquez sur chaque type. Dans la plupart des dossiers, on ne met pas tout dans une rente : on en achète assez pour couvrir les dépenses fixes (le logement, l'épicerie, les assurances), et on garde le reste souple pour les projets.

Les options

Une rente viagère se construit sur mesure.

Le mot « rente » désigne en réalité une famille de contrats. Voici les choix qui se posent, et ce que chacun change. Plus vous ajoutez de garanties, plus le versement mensuel est modeste : c'est l'arbitrage central.

Le versement

Nivelée

Le montant reste identique pour toute la durée du contrat. C'est l'option par défaut, et la plus simple à budgéter.

Le versement

Indexée

Le montant augmente chaque année selon un pourcentage fixe, pour suivre le coût de la vie. Jusqu'à 4 % par année si l'argent vient d'un régime enregistré. Le versement de départ est plus bas, mais il ne perd pas de valeur avec le temps.

Le versement

Intégrée

Elle verse davantage au début, puis diminue quand vos rentes gouvernementales commencent. C'est ce qui permet de garder un revenu total stable entre le moment où vous arrêtez de travailler et vos 65 ans.

Au décès

Réversible au conjoint

Votre conjoint continue de recevoir la rente après votre décès, à 100 %, 60 % ou au pourcentage que vous choisissez. Une garantie minimale de cinq ans est obligatoire.

Au décès

Période garantie

La rente est versée pendant au moins 5, 10, 15 ou 20 ans, même en cas de décès prématuré. Vos proches reçoivent le solde de la période. Passé ce délai, il ne reste rien.

Au décès

Remboursement du capital

C'est la garantie qui rassure le plus. Si vous décédez avant d'avoir reçu l'équivalent de ce que vous avez versé, la différence est remise à votre conjoint ou à vos bénéficiaires en un seul montant. Exemple : vous versez 50 000 $, vous avez reçu 30 000 $ en versements au moment du décès, vos proches touchent 20 000 $. C'est ce qui répond à l'objection la plus fréquente : « et si je meurs trois ans après avoir signé? »

Chaque garantie ajoutée réduit le versement mensuel, parce qu'elle transfère du risque à l'assureur. Il n'existe pas de bonne combinaison universelle : ça dépend de votre situation familiale, de votre santé, de vos autres revenus et de ce que vous voulez laisser. Une rente est un engagement définitif, alors on en discute posément, avec des illustrations chiffrées, avant de signer quoi que ce soit.

Le détail qui change tout

Si l'argent ne vient pas d'un REER : la rente prescrite.

Voici quelque chose que presque personne ne sait, et qui vaut la peine d'être lu deux fois. Quand vous achetez une rente avec de l'argent non enregistré (vos placements libres, pas votre REER), chaque versement que vous recevez contient deux choses : du rendement, et le remboursement de votre propre capital. Seul le rendement est imposable. Le reste, c'est votre argent qui vous revient, et l'impôt n'a rien à y voir.

Reste à savoir comment cette portion imposable est répartie dans le temps. C'est là que la mécanique se joue, et vous avez le choix entre deux profils.

La rente prescrite

La portion imposable est répartie également sur toute la durée du contrat. Votre revenu imposable reste bas et identique du premier versement au dernier. C'est le traitement le plus avantageux, et c'est presque toujours celui qu'on vise.

La rente non prescrite

La portion imposable est plus grosse au début, puis diminue à mesure que le remboursement de capital prend le dessus. Vous payez donc plus d'impôt dans les premières années, celles où vous en avez souvent le moins envie.

Ce qu'il faut respecter pour y avoir droit

Des versements égaux

Ils doivent être identiques, non indexés, et versés à intervalles réguliers au moins une fois par année. Une rente indexée ne peut donc pas être prescrite : c'est l'arbitrage à faire.

Une limite d'âge

La période garantie ne peut pas dépasser le 91e anniversaire du plus jeune des rentiers. Même règle pour une garantie de remboursement du capital.

À votre nom

Le titulaire du contrat doit être la personne qui reçoit la rente, ou une fiducie. Une société par actions ne peut pas souscrire une rente prescrite.

Pourquoi ça compte pour le reste de cette page : une rente prescrite vous donne un revenu garanti à vie qui n'ajoute presque rien à votre revenu imposable. Autrement dit, elle vous fait vivre sans vous rapprocher des seuils qui déclenchent la récupération de la Sécurité de la vieillesse. Pour quelqu'un qui a de l'épargne non enregistrée et qui frôle ces seuils, c'est souvent le levier le plus efficace de tout le plan de décaissement. Une dernière chose à savoir : les règles d'attribution du revenu entre conjoints ne s'appliquent pas aux rentes.

Le calendrier

Une stratégie de décaissement se prépare avant, pas pendant.

C'est le même principe que pour la planification de retraite, et il est encore plus vrai ici : les meilleures décisions de décaissement se prennent dans les années creuses, celles où votre revenu est bas. Si vous attendez d'en avoir besoin, ces années-là sont déjà passées.

1

2 à 3 ans avant

On fait l'inventaire complet : ce que vous avez, où, et sous quelles règles. On établit le revenu dont vous aurez besoin, et on décide quand demander le RRQ et la PSV.

Le moment idéal

2

Les années creuses

Entre l'arrêt de travail et le début des rentes gouvernementales, votre revenu imposable est au plus bas de votre vie adulte. C'est la fenêtre la plus précieuse de tout le plan.

La fenêtre à ne pas rater

3

Avant 71 ans

On convertit graduellement, plutôt que d'un coup. Le REER doit devenir un FERR ou une rente au plus tard le 31 décembre de l'année de vos 71 ans, mais rien ne vous oblige à attendre là.

L'échéance ferme

4

Chaque année ensuite

On ajuste. Vos dépenses changent, les marchés bougent, les seuils fiscaux sont indexés, votre santé évolue. Un plan de décaissement qu'on ne révise jamais cesse d'être bon après trois ans.

L'entretien

Si vous êtes déjà à la retraite et que rien de tout ça n'a été fait, ce n'est pas perdu : il reste presque toujours des choses à corriger : le fractionnement avec le conjoint, le calcul du retrait minimum sur l'âge du conjoint le plus jeune, l'ordre des retraits pour les années à venir, la portion à transformer en rente. On regarde ce qui est encore modifiable, et on part de là.

Avant notre rencontre

Les questions à vous poser.

01

De quel compte allez-vous retirer votre premier dollar de retraite?

Et pourquoi celui-là plutôt qu'un autre? Si la réponse est « je n'y ai pas pensé », c'est exactement la conversation à avoir.

02

Combien vous faut-il par mois, une fois l'impôt payé?

Un montant net, pas un montant brut. C'est le chiffre à partir duquel tout le reste se calcule à l'envers.

03

Quelles dépenses sont fixes, et lesquelles sont facultatives?

Les fixes se financent avec un revenu garanti. Les facultatives, avec la portion souple du portefeuille. Faire cette séparation change tout le plan.

04

Votre conjoint a-t-il un revenu plus faible que le vôtre?

Si oui, le fractionnement des revenus de pension est probablement le levier le plus rentable de votre dossier, et il ne coûte rien à mettre en place.

05

Seriez-vous plus tranquille avec une partie de votre revenu garantie à vie?

Il n'y a pas de bonne réponse. Certaines personnes dorment mieux avec une rente, d'autres tiennent à garder le contrôle. C'est une question de tempérament autant que de chiffres.

La suite

On établit l'ordre ensemble, avant que la première décision se prenne toute seule.

Apportez vos relevés de REER, de CELI, de placements et de fonds de pension, et votre dernier avis de cotisation. On établit combien il vous faut par mois, d'où ça sortira, dans quel ordre, et ce qui vaut la peine d'être garanti à vie. Sans engagement, et sans jargon.