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Le revenu d’entreprise imposé à 12,2 % laisse beaucoup plus de capital à investir qu’un salaire imposé à plus de 50 %. Mais l’argent devra sortir un jour, et le revenu de placement d’une société est lourdement imposé. Voici ce que chaque chemin laisse vraiment.
Placé dans la société
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Après l'impôt de la société seulement.
Placé personnellement
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Après salaire et impôt personnel.
Revenu de placement, an 1
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Le seuil fédéral à surveiller est 50 000 $.
L'avantage de la société est un report, pas une exonération. Le revenu d'entreprise imposé à 12,2 % laisse beaucoup plus de capital à investir qu'un salaire imposé à plus de 50 %. Mais cet argent appartient encore à la société : il faudra le sortir un jour, et le dividende sera imposé entre vos mains à ce moment-là.
Le revenu de placement gagné dans une société est lourdement imposé : 50,17 % au Québec, dont 30,67 % s'accumulent dans un compte d'impôt remboursable et vous sont rendus quand la société verse un dividende. C'est ce mécanisme qui empêche l'écart de croître indéfiniment : plus l'horizon est long, plus le frein fiscal annuel de la société gruge le report initial.
Le seuil fédéral de 50 000 $ de revenu de placement. Au-delà, la déduction pour petite entreprise fond de 5 $ par dollar excédentaire et disparaît complètement à 150 000 $. Concrètement, le revenu d'entreprise de l'année suivante peut passer du taux PME au taux général. C'est le piège le plus fréquent d'un placement corporatif qui grossit — et il se planifie, il ne se découvre pas.
Le Québec applique en plus son propre critère. La déduction pour petite entreprise québécoise exige un minimum d'heures rémunérées dans l'entreprise. Une société de portefeuille ou une société de professionnel peu opérante peut donc perdre l'accès au taux réduit pour une raison qui n'a rien à voir avec ses placements.
Ce que le calcul ignore. Le compte de dividendes en capital, les dividendes déterminés, la rémunération mixte salaire-dividende, les cotisations au RRQ et au RQAP, l'espace REER généré par un salaire, la protection d'actifs, l'exonération pour gains en capital sur actions admissibles, et toute la planification de la sortie ou du décès. Chacun de ces éléments peut renverser le résultat.
La structure de rémunération et la fiscalité de la société relèvent d'un fiscaliste ou d'un CPA. Mon rôle est ailleurs : protéger le revenu et la valeur de l'entreprise, et regarder ce qui arrive à tout ça en cas d'invalidité, de maladie grave ou de décès d'un actionnaire.
Outil de référence et d'éducation. Les résultats sont des estimations fournies à titre informatif : ils ne constituent ni un conseil fiscal, comptable, juridique ou financier personnalisé, ni une recommandation de structure de rémunération. Le modèle simplifie fortement la fiscalité d'une société par actions : il suppose un rendement d'intérêt constant, une sortie unique en dividende ordinaire à l'horizon, et il ignore de nombreux paramètres qui peuvent changer la conclusion. Les taux sont ceux de 2026 pour une société privée sous contrôle canadien au Québec et peuvent être modifiés. Faites valider toute décision par votre comptable ou votre fiscaliste avant d'agir.